Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 10:10

« La motivation: une affaire de considération »

Marketing Magazine - 01/09/2007 - MURIEL JAOUEN

 

Et si motiver ses collaborateurs, c'était aussi manifester les preuves d'une prise en compte de leurs besoins spécifiques, au travers d'actions et de mesures diffuses: participation, écoute, formation?

 
Après quelques années de baisse d'activité imputable à une conjoncture morose, le marché de la motivation semble reprendre le dessus. Personnalisation des opérations, internationalisation des programmes, prégnance de la technologie dans toutes les opérations, inflation de l'offre de récompenses, dématérialisation de la communication et des dotations... D'évidence, la motivation se sophistique. Pour Jean-Louis Muller, directeur à la Cegos, le retour aux stages un tantinet «décalés» sonne le glas des exploits sportifs et autres expérimentations outdoor plus ou moins gratuites. L'heure serait à l'exploitation de situations inhabituelles censées agir à la fois comme des révélateurs et des fixateurs. «Improvisation théâtrale, disciplines artistiques diverses, cirque, slam... La demande traduit aujourd'hui un certain désinvestissement du corps au profit de l'intelligence, et notamment des trois dimensions non rationnelles de l'intelligence: émotionnelle, relationnelle, contextuelle», indique-t-il.

 

VERONIQUE WINDAL (ACCENTIV'-KADEOS):

« ON PASSE D'UNE LOGIQUE D'AUGMENTATION DE CHIFFRE D'AFFAIRES A UNE LOGIQUE DE DIMINUTION DES COUTS.»

 
Si la motivation vise en priorité les forces de vente internes et a fortiori indirectes, son périmètre atteint depuis peu d'autres types de personnel assis tantes commerciales, techniciens, agents de back-office, comptables, administratifs, responsables qualité et sécurité... voire le top management. «Dans le cas d'une entreprise qui vient de traverser une période de rachat ou de fusion, la politique de motivation va plutôt cibler la direction ou les n-1, qui auront porté les efforts et le drapeau durant un certain temps», commente Pierre-Olivier Caries, président de Stonfield.

 
Et pourquoi ne pas utiliser les recettes de la stimulation commerciale dans le cadre de programmes «qualité»?

Ce pas, Arcelor Mittal l'a franchi dans son centre de Fos-Méditerranée (Bouches-du-Rhône). Le sidérurgiste a mis en place un dispositif de motivation lié à la sécurité et à la productivité et accessible aux 2 000 salariés du site. Le principe: inciter chaque collaborateur sur les postes de production, mais aussi dans les fonctions administratives, à proposer des idées susceptibles, d'une part de réduire les risques d'accident, d'autre part d'optimiser la productivité du travail. Toute suggestion est soumise à un cercle de qualité, qui décide de l'application ou non du projet et alimente le compte points du salarié ou de l'équipe à l'origine de l'idée. Géré par Accentiv'-Kadeos, le programme est relayé sur l'intranet du groupe, où chacun peut consulter son solde de points et procéder à des échanges de cadeaux, commander des chèques- cadeaux ou utiliser sa carte-cadeau. Si le prestataire se refuse à annoncer un volume chiffré de la valeur du dispositif, il évoque la somme d'environ 250 euros par personne. Mais s'agit-il réellement d'une opération de motivation? Car le modèle, s'il repose sur le principe de la récompense, induit également des pénalités. Au moindre accident, le compte du salarié ou de l'équipe en cause se voit débité d'un certain nombre de points. «On passe ici d'une logique d'augmentation de chiffre d'affaires à une logique de diminution des coûts. Il s'agit sans aucun doute d'une tendance lourde du marché dans les années à venir», explique Véronique Windal, directrice commerciale d'Accentiv'- Kadeos.

 JEAN-LOUIS MULLER (CEGOS):

«LA DEMANDE TRADUIT AUJOURD'HUI UN CERTAIN DESINVESTISSEMENT DU CORPS AU PROFIT DE ININTELLIGENCE.»

 


Commentaire de l’article

 

Le salaire ne suffit pas à lui seul à garantir la motivation des forces commerciales, dont les performances doivent sans aucun doute être récompensées par des cadeaux. Le cadeau sert ainsi à valoriser celui qui le reçoit, mais aussi celui qui l’offre.

Les entreprises ont de plus en plus recours à des dotations originales pour optimiser la motivation de leur salariés : voyages, high tech, bien-être… tout est bon pour booster son personnel !

 Il est vrai que la tradition du cadeau physique remis en main propre est aujourd’hui dépassée, c’est pour cela que choisir un cadeau qui fait plaisir à chacun de ses salariés est devenu très difficile pour les entreprises, car cela nécessite une réelle organisation.

 Néanmoins, le chèque cadeau, inventé il y a une vingtaine d’années, devient un outil qui a de plus en plus de succès. Ce système de dotation est d’une grande simplicité, et ravi un grand nombre de salariés car ils peuvent le dépenser pratiquement n’importe où, et y ajouter un apport personnel pour s’acheter un produit qui leur plaît vraiment.

Le seul point négatif, c’est que le chèque cadeau est impersonnel, et que donc il ne valorise pas forcément les gens.

 On a pu aussi constater que ces dernières années les cartes-cadeaux marchaient très bien. En plus de ca, elles ont l’avantage de faire rêver avec des produits accessibles, tout en proposant un large choix d’articles destinés à récompenser selon un système de points cumulables et transformables en cadeaux.

 Ainsi, je pense que ces outils doivent être utilisés sous forme de challenge. C’est le cas de la société Nom-Domaine.fr, spécialisée dans la vente de noms de domaines sur Internet, qui a organisé un challenge pour ses commerciaux.

Pour la dotation, elle a fait appel à la Compagnie des Cadeaux qui commercialise des coffrets. Chaque coffret offre des produits de marque présentés sur une plateforme web entièrement personnalisable aux couleurs de l’entreprise.

Le principe est que les gagnants reçoivent un coffret identique en apparence, mais avec une offre différente selon leur classement au challenge. Cela permet de maintenir une unité au sein de l’équipe, et les retours ont été plutôt positifs, car en plus, les salariés pouvaient associer leurs conjoints à leur cadeau.

 Les organisateurs du challenge ont remarqué que les cadeaux les plus retenus par les salariés n’étaient pas toujours ceux mis en avant dans la dotation, et que les transferts de points allaient majoritairement vers des produits de consommation courante, notamment en électroménager.

Ainsi, on peut comprendre que les salariés ne préfèrent pas prendre de risques et privilégient l’utile.

Il devient donc difficile de concilier la valeur affective du cadeau, censé montrer l’intérêt que porte l’entreprise au salarié, et le souhait réel de celui-ci.

Car pour conclure, rien ne peut être pire que de déplaire aux équipes commerciales, forces vives de l’entreprise, dont la déception risquerait de se répercuter sur les performances de l’entreprise.

 

Par Marie Rabadan - Publié dans : Articles de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 14:14

« Design contre Design » au Grand Palais

 

Présentation

 Expo au Galeries du Grand Palais, du 26 Septembre 2007 au 8 Janvier 2008

 Le design a une longue histoire. Nés de la révolution industrielle à la fin du XVIIIe siècle, les 'arts industriels' ont investi les grandes expositions universelles. L'exposition réunit près de trois cents œuvres illustrant les courants les plus marquants du design. Elle présente, dans toute leur diversité, les réalisations des plus grands designers et créateurs des XIXe et XXe siècles, jusqu'à la période contemporaine. Réunies pour la première fois dans une exposition de cette importance, ces œuvres proposent au public français et européen de découvrir une nouvelle histoire du design.

 

La critique Evene, par Caroline Bousbib

 Tous les symptômes sont là : évitement systématique des salons spécialisés et accès d’anxiété en présence des connaisseurs. Le diagnostic est sans appel, il s’agit de “designophobie”, proche cousine de la peur de l’ennui. Pour combattre ce mal, un traitement de chic s’impose ; avec “Design contre Design”, le Grand Palais garantit une guérison rapide et - soulignons-le - merveilleusement divertissante. Pourquoi assimiler la passion des objets à un obscur culte païen dont une célèbre marque suédoise serait le gourou plus muet que du contreplaqué ? Cette exposition best of va à l’encontre de la formule catalogue chronologique, les différents éléments y sont abordés comme des ricochets de l’Histoire, propagent sans inhibition l’espièglerie des esprits qui les ont imaginés. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ces rebonds de plusieurs siècles donnent lieu à des plaques narratives et pittoresques organisées selon trois critères de forme, de style et d’environnement. La discussion est vivante : aux silhouettes généreusement incurvées de Paul Henningsen ou aux circonvolutions de Ron Arad et de Lothar Windels répondent les lignes droites et masculines des maîtres du Bauhaus. Rien n’est figé tant que la créativité est libre, les références ne semblent être qu’un prétexte pour les détourner et se les réapproprier. La citation devient ainsi un jeu, le décor quotidien se livrant à des exercices d’interprétation teintés d’exotisme, de recyclage intelligent des matières et des formes. Souvent les artefacts cherchent le contact direct avec l’idée d’une nature reconquise, de manière spectaculaire à l’instar de la “Womb house” ou du “Phantasy Landscape”, deux unités matrices respectivement conçues par l’atelier Van Lieshout et par Verner Panton. Poétiques, ces œuvres d’"art fonctionnel” joignent l’utile à l’agréable, un juste retour aux origines que mène à bien 'Design / Design', autant dire qu’on est pour.

 

 Critiques de presse

 
Le Figaroscope
, Jean Louis Pinte, le 3 Octobre 2007
Ce qui est merveilleux dans cette exposition, c'est ce dialogue, au-delà du temps, entre les objets. Clins d'œil malicieux souvent chargés d'ironie. Même s'ils ne sont pas semblables, on a l'impression que ces objets appartiennent à la même famille (...).

A Nous Paris, Daphné Tesson, le 1 Octobre 2007
Les puristes et les didactiques, ceux qui attendaient de parfaire leurs connaissances sur telle époque ou tel style, resteront sans doute sur leur faim. Les autres aimeront cette manifestation ludique et joyeuse.

Madame Figaro, Jean Louis Pinte, le 20 Octobre 2007
C'est ce mariage entre toutes les tendances, toutes les influences qui fait la richesse de l'exposition. Le design s'offre même de grands airs de liberté. Il rejoint ainsi pratiquement l'oeuvre d'art, comme en témoigne 'Phantasy Landscape' de Verner Panton (...).

L’Express Styles, Marion Vignal, le 18 Octobre 2007
Le commissaire, Jean-Louis Gaillemin, multiplie les raccourcis simplistes. Au lieu de réellement confronter les pièces entre elles, il juxtapose le mobilier selon des thématiques telles que la courbe, le pli, le corps... A l'exception de la salle sur le primitivisme, nichée dans une sublime rotonde, la scénographie de Hubert Le Gall ne présente guère d'intérêt.

L’œil
, Christian Simenc, le 1 Novembre 2007
'Design contre design' joue des rapprochements formels, plus ou moins hardis, entre les objets et les mobiliers. Cela crée un parcours léger ponctué de quelques notes d'humour.

Le Nouvel Observateur, le 15 Novembre 2007
Bravo !

Télérama, Sophie Cachon, le 21 Novembre 2007
Design contre design' n'a finalement qu'un seul défaut, son titre en forme de procédure de divorce alors qu'il célèbre la réconciliation avec ces arts décoratifs dont il faudra bien un jour assumer le nom.

Par Marie Rabadan - Publié dans : Mes passions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 13:15

Expo « Louise Bourgeois », Centre Georges Pompidou

 

Présentation de l’exposition

 Expo temporaire du 5 mars au 2 juin 2008

 
Organisée par le Centre Pompidou en collaboration avec la Tate Modern de Londres, cette exposition rétrospective de l'oeuvre de Louise Bourgeois présente plus de 200 oeuvres (peintures, sculptures, installations, dessins, gravures, objets) réalisées entre 1940 et 2007. Elle insiste particulièrement sur les dix dernières années de création de cette artiste âgée de 96 ans qui ne cesse de renouveler son langage artistique.

Née en France en 1911 et vivant à New York depuis 1938, Louise Bourgeois est une des artistes majeures de la fin du 20e et du début du 21e siècles. Traversant divers mouvements artistiques comme le surréalisme, l'expressionnisme abstrait, le minimalisme, elle développe un langage personnel qui rejoint les pratiques les plus contemporaines et exerce une grande influence sur de nombreux artistes. Son oeuvre, qui oscille entre figuration et abstraction, obéit à une logique subjective, basée sur l'émotion, la mémoire, la réactivation des souvenirs d'enfance.

L'exposition est présentée en deux parties : un parcours chronologique dans la Galerie 2 et une "exposition dans l'exposition" dans la Galerie d'art graphique du Musée, réunissant dessins, gravures et sculptures de petit format pour rendre compte de la permanence de certains thèmes et de la diversité des techniques et matériaux employés.

 

 

Biographie de Louise Bourgeois

 
C'est à l'âge de 10 ans que Louise Bourgeois fait ses premières armes de jeune artiste en aidant ses parents tapissiers à réaliser des dessins et des motifs sur les matières qu'ils travaillent. Pourtant, après l'obtention de son baccalauréat, elle se dirige vers les mathématiques supérieures et s'inscrit à la Sorbonne. Mais, très vite ennuyée par les théories, elle décide d'explorer son être intérieur. C'est aux Beaux-arts et à l'Ecole du Louvre qu'elle s'épanouit, sans demi-mesure. En 1937, elle rencontre Robert Goldwater, qui devient son mari et la conduit à New York. Au cœur de la grande pomme, elle organise sa première exposition sculpturale.

 Connue pour ses œuvres en basa accueillant ses figures prises dans des cadres, Louise Bourgeois est également très à l'aise dans le travail du marbre, du plâtre, du tissu et de la broderie. En 1991 et 1995, elle réalise des installations complexes qui s'apparentent à des chambres de torture. Celles-ci suggèrent la violence ou la claustrophobie. Artiste complète, ses créations sont diverses. Toutes renvoient à des thèmes récurrents comme l'introspection, la relation à autrui, la fragmentation du corps.
Louise Bourgeois est une des artistes les plus connues à l'international. Elle a ouvert la voie très avant-gardiste de l'art contemporain.

 

 

Revue de presse

 

Le Figaro Magazine

 « Louise Bourgeois, l'artiste carnivore »,

Article publié par Valérie Duponchelle, le 03/03/2008

 

Après Londres et avant New York, Paris accueille la rétrospective de la plus française des artistes américaines. Plongée dans son univers intime, cruel et poignant.

 «Louise, c'est un tout petit format aux yeux bleu intense, un petit raisin sec aux longs cheveux de petite fille, un mélange de force et de vulnérabilité extrême qui rappelle l'enfance nue. Tout se trouve dans son œuvre qui parle de nous, de nos peurs. C'est de la psychanalyse pure», résume avec foi son galeriste bruxellois, Xavier Hufkens. Point n'est besoin d'avoir lu Freud ou d'avoir souffert sur un divan pour comprendre les métaphores de cet artiste hors du commun qui, à près de 100 ans, continue de dessiner, de décider et de choquer par ses intenses raccourcis visuels.

L'art de Louise Bourgeois est un rébus qui date de la préhistoire (Le Regard, latex et tissu, 1966). L'enfance et ses pièges, la sexualité et ses confrontations, le temps et ses factures, les choix, ambigus au-delà de toute raison et logique, tout est dans ces installations construites comme des récits en images (The Destruction of the Father, 1974, entre la grotte et la bouche géante). Entrer chez Louise Bourgeois, c'est accepter le rêve éveillé, l'effroi et le merveilleux, la répugnance et la douceur, la conscience de soi et l'étrangeté de la vie. Fier d'accueillir le retour en sa terre natale d'une des grandes figures du XXe siècle, Beaubourg adapte la rétrospective londonienne à son architecture plus labyrinthique, plus confinée, mais qui, au final, sied à cet imaginaire tapi dans la caverne.

Louise Bourgeois, c'est, avec un nom pareil, une Française née fort bourgeoisement à Paris en 1911 avant la Première Guerre mondiale, jeune blonde partie aux États-Unis avec mari et enfant adoptif à la veille de la Seconde Guerre mondiale. C'est un peintre singulier avec ses Femme-Maison qui associent sexe féminin et gratte-ciel de New York, ses Red Night où les corps se confondent et s'annulent. Mère et artiste marginale, elle travailla longtemps dans l'ombre, loin du succès et de ses impératifs. C'est donc en toute liberté qu'elle a continué à créer, à dessiner, à peindre, à sculpter, à assembler, à dessiner encore, à écrire, devenant l'icône d'artistes qui la révélèrent, de Robert Gober, Mike Kelley à Christian Boltanski, de Kiki Smith à Tracey Emin.

À l'entrée de cette rétrospective à aimer ou à détester, une cellule surmontée d'une guillotine et dans laquelle dort une maison en marbre blanc comme un tombeau. Cell (Choisy), 1990-1993, illustre l'enfance de Louise, dont les parents avaient un atelier de restauration de tapisseries anciennes à Choisy-le-Roi. Son père adoré et haï, mari infidèle qui lui imposa sa maîtresse Sadie comme nurse, vendait des tapisseries des Gobelins aux États-Unis, terre puritaine qui ne tolérait pas les angelots nus et sexués. Sa mère découpait délicatement leurs organes génitaux, les remplaçait par des feuilles de vigne et empilait ses découpes sur un clou. L'araignée qui campe aux Tuileries est donc cette mère castratrice, mais aussi cette ouvrière formidable qui restaure des tapisseries, s'occupe des enfants, de la maison, de la vie même, tisse sa toile par ces tâches aussi multiples que ses pattes.

Chacune des Cellules raconte de façon sidérante cette même histoire universelle de la vie, enfance, amours, procréation, abandon, regrets et souvenirs, toute l'odyssée humaine qu'embellit la mythologie et que décryptent tous les psys de la terre. Red Room (Parents) est, avec son lit rouge, son oreiller où on a brodé au point de croix «Je t'aime» , son placenta en suspension et son miroir interdit, une interprétation plastique de la fameuse «scène primitive». Red Room (Child ), avec ses bobines de fil rouge, ses mains nouées en cire, ses valises et ses armes sexuées, une panoplie complète de l'enfance. Le voyage se poursuit sur les dessins, touchants comme des fantômes.

 

 

L’Express

 
« Louise Bourgeois la révoltée »,

Article publié par JUDITH BENHAMOU-HUET, le 14/03/08  

 
« J'en ai par-dessus la tête de la tradition. L'histoire ne m'intéresse pas. Je veux inventer des signes, une œuvre
. » C'est ainsi qu'est Louise Bourgeois, une sorte de révoltée permanente, écorchée vive, meurtrie et combattante. Pourtant, aujourd'hui, elle a quatre-vingt-seize ans et trois mois, et continue à créer. Le centre Pompidou la célèbre comme il se doit avec une rétrospective qui révèle les grands aspects de son oeuvre. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le musée possède seulement deux sculptures de cette immense artiste, née en France et partie en 1938 vivre aux Etats Unis. Il ne faut donc pas rater cette exposition majeure.

 L'œuvre est très autobiographique. Pour le visiteur, deux solutions. La première consiste à entrer en contact avec sa création à « l'aveugle », en appréciant simplement la beauté de certaines formes totémiques, la sensualité des formes hybrides, à la fois monstrueuses et harmonieuses, le mystère de ses grandes cages remplies d'objets hétéroclites, et à se livrer à ses propres interprétations. La seconde possibilité, plus riche, consiste à chercher les clefs des symboles de son œuvre comme on le ferait dans la peinture ancienne. Louise Bourgeois a inventé, comme elle le souhaitait, des signes, un vocabulaire propre. Ainsi les objets de couleur bleue font référence à une certaine liberté, légèreté. Les rouges sont ceux de la violence, de la trahison, du danger. De même, l'immense araignée de bronze qui trône au rez-de-chaussée du centre Pompidou est un symbole de la mère à la fois tentaculaire mais aussi protectrice et fileuse - ses parents étaient tapissiers !


Penchants surréalistes

 Chez cette artiste, plus que chez d'autres, la création sert directement d'exutoire psychanalytique. Louise Bourgeois a été élevée dans une grande maison à Choisy-le-Roi, où son père fait cohabiter la famille avec ses maîtresses sous des prétextes fallacieux, comme celui de donner des cours d'anglais aux enfants. « La guillotine s'exerce à l'intérieur des familles », dira-t-elle plus tard. La maison se retrouve souvent dans ses installations.

Elle grandit, observe, se sent meurtrie, vit un temps au-dessus de la galerie du théoricien du surréalisme André Breton, et rencontre son mari, un critique d'art avec lequel elle va vivre et élever trois enfants. Les premières œuvres de Louise Bourgeois racontent son isolement alors qu'elle vit à New York. A ses heures perdues, lorsqu'elle ne s'occupe pas des enfants, elle crée des sculptures en balsa (car très légères) sur le toit de la maison, le seul espace disponible. Il s'agit d'espèces de totems - personnages qui représentent ses amis. Un an après la disparition de son époux, en 1973, elle imagine une œuvre exceptionnelle et terrible : « La Destruction du père ». Des bulbes en latex et des formes organiques abstraites et/ou phalliques sont installés sur une scène. Le père est dévoré.

Même si elle s'en défend, l'artiste a parfois des penchants surréalistes comme dans « Nature Study ». Elle prend un animal masculin, sans tête, à la pose féline et aux grandes griffes qu'elle affuble de trois paires de seins. Dans les années 1990, elle conçoit des cellules, ces espaces entourés de grillages et remplis d'objets, reconstitution carcérale de son univers passé.

« Les cellules sont très bavardes », commente l'un des commissaires de l'exposition, Jonas Storsve, en montrant une petite bouteille vide de son parfum, mais encore des mains enlacées en cire bleue ou rouge, représentant la famille et ses relations, des chaises pendues au plafond « comme son père avait coutume de le faire dans le grenier » ou un fauteuil placé au milieu de l'espace - « c'est Louise campée au centre de son univers ».

Certainement le meilleur moyen de s'immerger dans le monde de Louise Bourgeois est un DVD réalisé par Camille Guichard, qui a rencontré la grande dame il y a quinze ans. Le style est direct, efficace et documenté.

Le catalogue de l'exposition, conçu sous forme d'abécédaire, est également un bon outil. Mais on est parfois surpris. A la lettre G, c'est « Eugénie Grandet » ! « On dit que si les filles obéissent à leur père, elles deviennent des victimes ; comme Eugénie Grandet, j'ai un très grand désir de revanche contre mon père, qui essayait de faire de moi une Eugénie Grandet ! »

Louise Bourgeois, c'est cela : un caractère et une artiste d'exception, qui a su créer un univers inouï et visuellement très impressionnant. Elle a su aussi faire fi des modes en vigueur tout au long de sa longue, très longue carrière.

Par Marie Rabadan - Publié dans : Mes passions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 11:33

Expo « Prenez soin de vous » de Sophie Calle  


Présentation

 

 Sophie Calle par Jean-Baptiste Mondino, du 26 mars 2008 au 15 juin 2008    

 Site Richelieu / Salle Labrouste

 
Sophie Calle, artiste plasticienne, photographe, écrivaine et réalisatrice française fait, depuis plus de trente ans, de sa vie, notamment des moments les plus intimes, son œuvre, en utilisant tous les supports possibles : livres, photos, vidéos, films, performances…, inventant des procédés pour raconter sa vie, et finalement aussi celle des autres.

Sophie Calle dévoile, entre performances et romans, une démarche narrative où se mêlent fétichisme, représentation et voyeurisme. Le Centre Pompidou lui rend hommage en lui consacrant une rétrospective en 2003.

 En 2007, elle publie Prenez soin de vous, un roman construit autour d’une lettre de rupture, dont elle est la destinataire. Sophie Calle a demandé à 107 femmes d’interpréter ce court texte. « J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous. J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J’ai demandé à cent sept femmes – dont une à plumes et deux en bois –, choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel.

 L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer, l’épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi. »

Présentée à la Biennale de Venise 2007, l’œuvre fait l’objet d’un bel ouvrage édité par Actes Sud dans lequel se succèdent photographies, textes, interventions ainsi que performances et clips dans les quatre DVD qui l’accompagnent. C’est la réédition de la manifestation de la Biennale de Venise qui est proposée au public dans la prestigieuse Salle Labrouste, site Richelieu.


Mise en scène : Daniel Buren



La revue de presse

 
CRITIQUE TELERAMA


Dans la salle de lecture d'une bibliothèque ancienne, on ne parle pas, on chuchote. C'est en général une vaste pièce, très haute de plafond, où le moindre bruit, avant d'être absorbé par les reliures des ouvrages garnissant les étagères, prend une ampleur singulière. Et, lorsque de ses murs on retire les livres, elle devient un tambour. C'est pourtant en un tel lieu – la salle Labrousse de la Bibliothène nationale de France – que Sophie Calle a installé Prenez soin de vous, l'œuvre qu'elle présenta l'été dernier dans le pavillon français de la Biennale de Venise, une œuvre visuelle, mais surtout sonore. Rappelons l'argument : après avoir reçu de son amant une lettre de rupture s'achevant par ces mots « prenez soin de vous », Sophie Calle a demandé à 107 femmes venant d'horizons divers de réagir en commentant la lettre, en l'analysant, ou plus simplement en lui répondant. L'exposition se compose donc de panneaux où sont retranscrits les textes, de photographies des auteurs, et de vidéos montrant des comédiennes lisant en boucle la fameuse lettre de rupture. Mais ce qui devait être une sorte de tissage de voix devient, par les effets de résonance, une cacophonie. Quant aux commentaires des 107 bénévoles, installés sur les rayons du haut de la bibliothèque, ils sont assez peu lisibles. Sortie se son contexte vénitien, l'installation ne fonctionne plus. Sophie Calle, et son commissaire d'exposition Daniel Buren, auraient dû le savoir : une mise en scène s'accorde aussi avec le lieu dans lequel va se jouer l'histoire - car il s'agit bien ici d'une histoire intime (une rupture), racontée à plusieurs voix (107), théâtralisée par Sophie Calle qui en est à la fois l'instigatrice, la décoratrice et le metteur en scène.

Ici l'histoire, marquée par sa dimension narcissique, s'apparente à une auto-fiction littéraire. Ailleurs, dans l'installation de Gilles Barbier (1), la fable écologique pleine de bons sentiments et d'humour scatologique flirte avec le best-seller et masque un recyclage d'anciennes oeuvres de l'artiste. Dans les deux cas, le sujet est accessible, lisible, immédiat. Comme beaucoup de livres, l'installation existe et séduit d'abord par l'évidence de l'histoire qu'elle raconte. Beaucoup apparaissent bavardes. Rares sont celles qui s'aventurent sur des chemins poétiques, préférant suggérer que démontrer ou dénoncer. Ainsi From here to ear, de Céleste Boursier-Mougenot, ne raconte rien : aucun scénario, aucune trame, pas même un vague début d'anecdote. Il y a l'espace de la galerie, deux plates-bandes plantées d'herbe, deux étuis à guitare enfouis dans la terre et servant, l'un de réserve de graines, l'autre d'abreuvoir, trois guitares électriques crème posées à plat sur des piquets et reliées à trois amplis, et une nuée d'oiseaux qui utilisent les manches des instruments comme perchoir. En se posant, leurs griffes pincent involontairement les cordes et créent une musique aléatoire. Boursier-Mougenot, à l'origine musicien, vient du théâtre, où il composa durant dix ans pour la compagnie de Pascal Rambert. Parfois, une jolie idée lui vient : faire jouer les petits oiseaux. Elle ne bouleverse pas le monde, certes, mais elle laisse sur les lèvres des visiteurs un sourire charmant, dans leur démarche une légèreté bienvenue, et dans les yeux des enfants la trace fugitive d'un émerveillement.


Olivier Cena
Telerama n° 3041 - 26 avril 2008

 

 
CRITIQUE EVENE
, par Guillaume Benoit

 
Tout est parti d'une lettre. Non pas celle, vue et revue, d'un amant éploré de ne pouvoir aimer assez celle qu'il abandonne, mais celle qui suit la petite histoire et sonne, elle, comme un véritable appel à l'aide. Par petite annonce, Sophie Calle lance une bouteille à la mer, à la recherche de son commissaire d'exposition. L'heureux élu, Daniel Buren, va donner un corps à ces 107 interventions de femmes autour de la lettre de rupture, qui constitue finalement le seul véritable objet de l'exposition. Une page imprimée, qui passe de main en main, témoin de la course à la guérison de ces femmes, unies dans leur effort. Et, de cet ensemble imposant de réactions, commentaires et créations, Buren parvient à mettre en scène une formidable joute qui unit autant qu'elle conditionne la singularité de chacune de ces participations. Unies par la forme d'abord où, sur les splendides tables de travail, ce sont des dizaines de voix qui s'élèvent depuis les entrailles baroques de la bibliothèque. Et Buren de dessiner, dans cet espace jubilatoire, des lignes saisissantes, jusque sur les rambardes des balcons. Prisonnier dans l'arène, le visiteur subit le poids des regards et des mépris des femmes photographiées. La répétition de texte prend des allures de tautologie et la démonstration se fait expérimentale ; la volonté ne suffit plus, c'est par le mouvement de l'autre qu'une cure est possible. Sophie Calle déplace son propre monde et en fait l'objet de tous. 'Prenez soin de vous' parvient, avec une subtilité folle, à rejouer la grande guerre des sexes sur un mode jouissif où les muses vengeresses, dans ce brouhaha infernal ont tôt fait de se changer en perspectives sur une réflexion à cent voix, polyphonie formidable où chacune trouve sa singularité. Sophie Calle a pris soin de nous, merci pour elle.

 


CRITIQUE FIGARO MAGAZINE

« Les malheurs de Sophie s'exposent à la BNF »,
article de Valérie Duponchelle, Figaro Magazine, le 01/04/2008

 

L'artiste française Sophie Calle a reconstruit au 58 rue de Richelieu l'œuvre qu'elle a présentée à la Biennale de Venise 2007.

 Avis aux amateurs ? Le catalogue d'ouvrages proposés, du 26 mars au 8 juin, dans la splendide salle Labrouste, risque de surprendre les nostalgiques de l'antique BnF (Bibliothèque nationale de France), voire de perturber quelques silencieuses habitudes de lecture. Six mois après la Biennale de ­Venise, la si Française Sophie ­Calle profite d'une parenthèse enchantée travaux de réhabilitation obligent et réaccroche en plein Paris l'œuvre qu'elle présentait au Pavillon français, Prenez soin de vous *. Encore une fois, la Junon de l'art contemporain se place sous la protection complice de Daniel Buren, plasticien passé maître dans l'art de la création in situ.

 Avis aux lecteurs ! Les fidèles de la Rue de Richelieu ne seront pas rebutés par l'effort. Les thèses, les monographies, les bibliographies, les montagnes de livres sont partis vers d'autres lieux, sans verrières, sans poussières, sans statues. Mais, grâce aux malheurs de Sophie, il y a encore de la matière à lire. Partout. En hauteur et à plat. Sur les panneaux accrochés aux balcons, sur les lutrins posés à leur pied, sur les bureaux de bois noirci, dans les allées. Il y a autant à voir et à écouter, des femmes qui lisent, réfléchissent, écrivent, jouent, courent, volent et se vengent. Un bataillon d'amazones dont la formidable vitalité avait captivé la dernière Biennale de Venise.

 En juin dernier, Sophie Calle écrivait, de sa plume concise et acérée, une mise en garde pour présenter son nouveau projet, comme toujours fortement intimiste : « J'ai reçu un mail de rupture. Je n'ai pas su répondre. C'était comme s'il ne m'était pas destiné. Il se terminait par les mots : “Prenez soin de vous.” J'ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J'ai demandé à 107 femmes, choisies pour leur métier, d'interpréter la lettre sous un angle professionnel. L'analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer. L'épuiser. Comprendre pour moi. Répondre à ma place. » L'énoncé faisait un peu frémir les réfractaires à l'analyse des sentiments, les âmes sensibles et les hommes plutôt rétifs à l'examen à la loupe des mots et des intentions.

 

Fil rouge, tonique et surprenant

 Prenant à bras-le-corps ce projet de femme, Daniel Buren avait transformé par son architecture rouge et blanche le Pavillon français des Giardini en un joyeux palais de Sophie. Dans la lumière vénitienne, l'humour féminin, souvent perfide et/ou assassin, prenait le dessus sur la plainte, la joie de vivre et de ferrailler dissipait toute idée brumeuse d'un trop long chagrin d'amour. Bref, le spectacle fit rire, sourire, songer, plus que pleurer ou bailler le très grand public de la Biennale (350 000 visiteurs pour les Giardini). En juillet dernier, l'architecte américain Frank Gehry s'appropria ensuite sa Douleur exquise qui raconte une (autre) rupture par un voyage et un compte à rebours de 92 jours. Là encore, la vie curieuse de Sophie Calle y retrouvait son fil rouge, tonique et surprenant.

 En attendant de montrer Prenez soin de vous à Montréal en juin, puis à Hambourg, puis à la Whitechapel Gallery de Londres en 2009 et peut-être aussi en Nouvelle-Zélande, cette perfectionniste en bas violets réalisa qu'elle avait oublié Paris. Vite, un miracle ! Au cours d'un dîner parisien, quelqu'un évoqua la BNF et le charme vacant de son site Richelieu « depuis que les livres sont partis… ». Dix coups de fil plus tard, le projet était lancé. Bruno Racine, son directeur, releva le défi et laissa l'artiste envahir de ses idées fixes ce monde clos et presque religieux. Alors que le Pavillon français de Venise pouvait se plier à tous ses caprices, la respectable salle Labrouste ne devait pas subir plus d'outrage qu'une vestale. Pas un clou de planté. Pas le moindre coup de canif dans ce contrat-là. Sophie posa donc toutes ses femmes (15 de plus qu'à Venise), portraits, lettres, phrases devenues sculptures, sur le sol et dessina une maquette à l'échelle de 1/10e.

Du bilan comptable à l'ordonnance de la sexologue, du SMS de l'ado (hilarant) au décodage de l'agent de la DGSE (menaçant), de l'essai littéraire de Christine Angot (brillant) au chant a cappella de Camille (magique), on retrouve les morceaux de bravoure du sexe dit faible. « La lettre de la correctrice et ses interventions au feutre rouge irritent l'auteur que je suis. Aucun auteur n'aime être corrigé aussi sévèrement. Mais j'adore celle d'Ambre, 9 ans et demi, élève de CM2. C'est un concentré de sensibilité et de sagesse. » C'est Bruno Racine qui le dit. Un homme !

Par Marie Rabadan - Publié dans : Mes passions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 22:21

Dossier événementiel

 

Stratégies du 16/11/2006

 

Soumis à une vive concurrence internationale, les parcs d'exposition et autres palais des congrès investissent et nouent des alliances pour rester dans la course. Et essaient d'attirer une clientèle non professionnelle.

 

Avec plus de 7,5 milliards d'euros de retombées économiques, les foires, salons et congrès représentent une activité majeure pour la France, avec un grand nombre d'emplois à la clé. Mais si l'Hexagone et sa capitale sont toujours au premier plan, avec 28 % de l'offre européenne de centres de congrès et 25 % de la capacité d'accueil, elles sont de plus en plus concurrencées. C'est le constat établi en janvier dernier par le député Jean-Paul Charié dans son rapport parlementaire sur le développement en France des foires, salons et congrès. Son but : mobiliser l'ensemble de la filière (acteurs directs et indirects, publics et privés) afin de pérenniser et développer cette activité.

Car il s'agit de faire face à la concurrence internationale de villes comme Barcelone, Vienne, Hambourg, ou de capitales de pays de l'Est telle Budapest. Ce sujet, qui a mobilisé le gouvernement, en particulier les ministres délégués au Tourisme, Léon Bertrand, et au Commerce extérieur, Christine Lagarde, a débouché sur un certain nombre de propositions : création d'un comité de pilotage représentant la ­filière dans toute sa diversité, lancement d'une campagne de promotion avec le soutien de l'Agence française pour les investissements internationaux et de Promo Salons.

Un budget de 200 000 euros a été débloqué pour l'année 2006, montant qui sera accru de 50 % en 2007.

« Paris doit se réveiller »

Sur le marché français de l'organisation d'événements, la prépondérance de l'Île-de-France reste entière puisque la « région capitale » accueille près de 80 % de l'activité nationale des foires, salons et congrès, attirant 44 millions de visiteurs. Cette activité représente plus de 50 % du chiffre d'affaires du secteur de l'hôtellerie, et près de 600 000 emplois. Selon la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP), ce sont près de 4,5 milliards d'euros de retombées économiques directes et indirectes qui sont générés.

En Île-de-France, deux poids lourds occupent une place quasi hégémonique dans l'univers des sites d'accueil que sont les parcs d'exposition (grands espaces modulables) et les centres de congrès (sites personnalisables pour des événements à taille humaine). On trouve d'abord Paris Expo, filiale de la société immobilière et commerciale Unibail, qui regroupe sept sites de la capitale dont celui de la porte de Versailles, et occupe le premier rang des parcs français et le quatrième des parcs européens. Chaque année, plus de 200 salons, congrès et événements y attirent plus de 6 millions de visiteurs du monde entier. Mais Paris Expo, c'est aussi le Cnit La Défense, le Carrousel du Louvre, le Palais des sports, l'Espace Champerret, Coeur Défense et l'Espace Grande Arche. Autre acteur majeur parisien: la CCIP, actionnaire unique des sociétés d'exploitation de Paris-Nord Villepinte et du Bourget, des palais des congrès de Paris et de Versailles.

Paris Expo, qui a travaillé son positionnement en partant du client, propose une offre diversifiée organisée par segment avec une logique multisite. « Globalement, un client a tous les sites à sa disposition en fonction du calendrier et de son positionnement », explique Renaud Hamaide, directeur ­général de Paris Expo. Pour rester dans la course et se hisser au niveau des autres parcs européens, dont les équipements sont généralement plus modernes car plus récents, la société a engagé un vaste programme d'investissements. Celui-ci concerne la porte de Versailles (modernisation des halls, amélioration de l'accueil, programme de design environnemental), le Cnit, qui sera en travaux du 1er avril au 30 septembre 2007, ainsi que l'Espace Champerret.

Pour peser également davantage face à l'international, les quatre sites gérés par la CCIP ont conclu une alliance sous l'appellation « The Leading Venues of Paris », afin d'apporter une offre unique et complémentaire. « La politique de la CCIP est de laisser vivre les identités de chaque site tout en leur permettant de travailler ensemble, commente Véronique de Chantérac-Lamielle, directrice générale des palais des congrès de Paris et Versailles. Paris doit se réveiller, c'est un véritable enjeu économique. » En 2005, toujours dans l'optique de renforcer l'attractivité de la région Île-de-France, la société d'exploitation du Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte s'est rapprochée de Comexpo, organisateur de salons. À la même époque, Unibail faisait l'acquisition d'un autre organisateur de salons professionnels, Exposium.

Sur l'ensemble du territoire, les chambres de commerce et d'industrie gèrent 55 palais des congrès (y compris Paris). De façon générale, le foncier, et parfois les bâtiments, reste le plus souvent la propriété des collectivités locales ou des chambres de commerce et d'industrie. Pour l'exploitation, en revanche, différents régimes coexistent. « La plupart des parcs d'exposition s'équipent en salles de réunion et la plupart des centres de congrès développent des surfaces d'exposition», constate Anne Arsault-­Mazières, directrice de l'association Foires, salons et congrès de France. Il faut donc aussi apporter une qualité de service à la clientèle d'affaires (exposants et visiteurs) : esthétique, climatisation, facilité d'accès et de circulation, organisation de la logistique à l'arrivée des produits, Wifi, salles de réunion équipées, etc. « Tout doit être fait pour faciliter la vie de l'exposant et le parcours du visiteur », poursuit-elle.

Remplir les parcs d'exposition en dehors des manifestations professionnelles constitue une autre priorité des opérateurs du secteur. C'est pour cette raison qu'ils s'attaquent à d'autres segments de marché : clientèle d'entreprise en direct, spectacles, voire clientèle privée (mariages...). « En région, la plupart des parcs d'exposition font office de salle de spectacles », commente Anne Arsault-Mazières.

Efforts de communication

C'est également l'équation à résoudre pour le Stade de France, qui doit vivre en dehors des grandes rencontres sportives. « Le Stade de France est un site à mi-­chemin entre un palais des congrès et un parc d'exposition. C'est un véritable centre d'événements d'entreprise », décrit Olivier Chandes, responsable des événements d'entreprise au Stade de France. Sa signature le proclame : « Le Stade de France, le nouveau ­palais de vos congrès et expositions ». Au programme : une moyenne de 200 événements d'entreprise par an, chiffre qui peut monter jusqu'à 250. Cette activité a progressé de 28 % entre juin 2005 et juin 2006. Pour tenir la distance, il faut rénover, investir, nouer des partenariats, communiquer de façon soutenue. Et surtout innover : un amphithéâtre de 5 000 places a été inauguré en juillet dernier et le Stade s'est doté d'une piste de karting... Bref, se donner les moyens de ses ambitions.  

Sophie Mensior

 

 

Le secteur en bref

 

-         7,5 milliards d'euros : retombées économiques liées aux foires, salons et congrès

-         80 : nombre de parcs d'exposition en France.

-         120 : nombre de centres de congrès.

-         2 millions : nombre de mètres carrés bruts couverts.

-         1er : rang de la France en Europe, avec une part de marché de 28 % de l'offre de centres de congrès, et de 25 % en capacité d'accueil.

-         80 % : part de l'activité nationale des foires, salons et congrès organisée en Île-de-France.

-         44 millions : nombre de visiteurs des sites d'Île-de-France. Sources : FSCF, France Congrès.

 

 

6e édition du salon Heavent

 

Créé en 2001, le salon Heavent est aujourd'hui la vitrine française du marché de l'événementiel. La sixième édition se tiendra à l'hippodrome de Longchamp du 21 au 23 novembre. Environ 450 exposants se partageront plus de 18 000 m² d'exposition.

 

Au menu de cette édition :

-         un espace pour les associations et organismes professionnels

-         une forte progression de la présence des hôtels, lieux réceptifs et destinations d'accueil

-         des palais des congrès et parcs d'exposition, sans oublier des démonstrations et des animations inédites.

 

 



Commentaire de l’article

 

Comme le prouve l’article ci-dessus, l’événement a le vent en poupe. Néanmoins, il ne faut pas tout confondre, car victime de son succès, celui-ci est aujourd’hui revendiqué par tous les acteurs de la communication, et certains risquent d’y perdre leurs plumes…

 

Il est certain que les professionnels de l’événement peuvent se réjouir en affirmant que leur outil de prédilection accède aujourd’hui au rang d’un média à part entière. A ce jour, l’événement est devenu efficace, mesurable, les professionnels parlent de lui comme un outil avec retour sur investissement, comme les autres médias. Enfin, il est présent dans de l’ensemble des discours des annonceurs et agences de communication.

Des centaines d’agences affirment réaliser plus de la moitié de leur chiffre d’affaires en événementiel, et plus aucun secteur de la communication n’oublie de revendiquer une expertise événementielle.

 

Cependant, beaucoup de monde se dit faire de l’événementiel, et veut être capteur du business. La clientèle intéressée par l’événementielle s’est élargie, et aujourd’hui tout le monde veut son événement. Cela représente je pense un risque pour les agences spécialisées en événement, car plus les annonceurs feront d’événements, plus ils seront capables d’acheter seuls la techniques aux prestataires événementiels, et de payer des personnes free lance pour orchestrer l’ensemble.

Ainsi, il peut y avoir des chances que les annonceurs consultent de moins en moins les agences pour faire appel à leurs créations ou pour réfléchir sur une problématique de communication, et apprennent à se débrouiller par eux-mêmes.

 

En effet, l’organisation des gros événements demande de faire appel à plusieurs prestataires aux métiers complètement différents : événement, édition, marketing services, relations publiques, presse…)

 

C’est pour cela que le métier que l’on appelle modèle « pur player événementiel » fonctionne de plus en plus dans l’événementiel, au déficit des agences de communication seulement basée sur l’événement pur.

Cette nouvelle fonction consiste à proposer aux clients de vrais spécialistes de chaque métier en question, et les agences qui appliquent cette fonction de « pur player événementiel » joue plutôt un rôle d’expert, capable de vendre de tout à un client. Ces nouveaux spécialistes de l’événementiel se différencient des agences événementielles traditionnelles par le fait qu’ils regroupent dans leur agences, tous les métiers auxquels font appel les agences traditionnelles, mais sans passer par des prestataires extérieurs, puisqu’ils ont des têtes de pont pour chaque métiers ( événement, production audiovisuelle, impression, studio de création, graphisme…)

 

Il est vrai que les annonceurs n’ont plus le temps aujourd’hui de briefer des dizaines d’agences pour répondre à toutes leurs problématiques, alors ils préfèrent de plus en plus s’adresser directement à ces « pur player ». En quelque sorte, ces nouvelles agences sont mieux préparées à investir  d’autres métiers de la communication, car contrairement aux agences classiques, leur valeur ajoutée ne repose pas sur un média existant, mais sur la création d’un nouveau média à chaque nouvelle problématique.

 

Alors, on peut se demander s’il reste un avenir pour les agences qui n’organisent seulement que des conventions, séminaires. Selon moi, les nouveaux acteurs cités ci-dessus causent du tort aux agences traditionnelles, mais seulement pour les grands événements nationaux ou internationaux, ciblant le grand public et l’événementiel externe. Car pour tout ce qui est communication interne et petits événements, les agences événementielles traditionnelles ont encore, je pense, un bel l’avenir devant elles.

Par Marie Rabadan - Publié dans : Articles de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 19:25

« Connaissez-vous le "lipdub"? »

 

L’Express.fr, le 15 février 2008

 
Article

 

Et si c'était dans le moelleux de la moquette, au rythme du ressac de la photocopieuse et du doux clapotis des touches de clavier que s'écrivaient les scénarios les plus délirants? Après la Caméra Café de M 6, et The Office, série culte britannique sur les employés d'une usine de papeterie, voici donc le «lipdub», preuve en musique que la vie au boulot est parfois bien plus drôle qu'on ne l'imagine. Lipquoi? Littéralement «doublage des lèvres», cette petite séquence vidéo au cours de laquelle une poignée de salariés interprètent en play-back un titre de leur choix est le nouveau joujou des travailleurs bien dans leur CDI. On découvre ces derniers - jeunes, branchés, mignons, mais, surtout, jeunes - jouer les Mick Jagger ou les Madonna dans des clips où les combinés de téléphone se substituent aux micros et les open spaces aux parquets cirés des scènes de concert. Tout cela sous le regard bienveillant - et souvent avec l'apparition en guest star- du patron, ravi d'entretenir le moral des troupes et d'offrir une image jeune et dynamique de la «maison».

 
http://fr.youtube.com/watch?v=Tbm7kykXTcE&eurl=http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/connaissez-vous-le-lipdub_473374.html

 
L'expression revient à Jakob Lodwick, jeune fondateur de Vimeo.com, site de vidéos en ligne et auteur, en avril 2007, du premier «lipdub» pour le compte de Connected Ventures, une boîte de communication basée à New York. L'idée était simple: une chanson, un plan séquence, un peu de préparation, beaucoup de spontanéité. Le résultat? Réjouissant: quatre minutes et vingt-trois secondes d'euphorie collective qui doivent autant à la qualité du titre choisi (Flagpole Sitta, de Harvey Danger) qu'à l'interprétation un peu barrée des comédiens amateurs. A ce jour, plus de 1,3 million d'internautes ont visionné le clip de Connected Ventures, notamment sur Vimeo ou encore sur Officelipdub.com.

 

LipDub - Undone - Weezer (in Paris) from Chryde on Vimeo.

 

«Quand je l'ai vu, je suis tombé sous le charme», se souvient Christophe Abric, de Heaven, une agence française de communication en ligne. «Ils avaient tout: une jolie fille, des locaux géniaux, la baie vitrée avec vue sur New York. On s'est dit qu'il fallait relever le challenge.» Mission accomplie: interprété sur Undone, du groupe californien Weezer, le premier lipdub français vaut à Heaven un passage sur LCI, un afflux de CV au courrier (une centaine par mois, au lieu de 70) et un joli buzz auprès des annonceurs. «Ce qui n'était au départ qu'un bon moment passé ensemble est devenu une très bonne opération de com'», se félicite Sophie Noël, directrice générale de l'agence, qui compte 37 salariés.

Mais c'est AOL France qui lance véritablement le phénomène: réalisé le 15 octobre 2007, le jour même (c'est un hasard) où le siège américain annonce un plan social, il met en scène une quarantaine d'employés se lâchant sur L'Amour à la française, des Fatals Picards, avant un final en forme de chant du cygne: les salariés menacés dansant devant l'immeuble d'AOL France, à Neuilly-sur-Seine, sous un panneau géant «A louer». Destiné au départ à n'être diffusée qu'en interne, l'adieu en musique se retrouve vite sur des sites de partage et s'offre contre toute attente un triomphe des deux côtés de l'Atlantique: «C'était complètement fou. On n'a pas arrêté de recevoir des coups de fil de journalistes et de boîtes de prod'», raconte un des acteurs de la vidéo, qui souhaite garder l'anonymat et assure que le scénario n'a pas été détourné à des fins revendicatives: «On a juste voulu s'amuser un peu.»

 

http://fr.youtube.com/watch?v=dlIrromh0Cw&eurl=http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/connaissez-vous-le-lipdub_473374.html

 
N'importe, depuis, on «lipdub» à tout va, d'autant que le budget moyen de réalisation relève plus de la vidéo familiale que d'une superproduction à la Bruce Willis: «Le nôtre a demandé trois jours de préparation, trois prises et une heure et demie de tournage. Et les clients ont adoré!» s'enthousiasme Christophe Ginisty, de l'agence Rumeur publique. Céline, salariée: «C'est quand même plus sympa qu'un séminaire d'entreprise! Le plus drôle, c'est de voir les autres se lâcher...» Enfin, ça dépend pour qui. Quand Rumeur publique s'éclate sur Louxor, j'adore, de Philippe Katerine, on jubile avec eux.

 Quand Orange fait son show sur Tata Yoyo, d'Annie Cordy, évidemment, c'est moins bien. A ceux qui souhaitent rejoindre le «dub club» le «pionnier» Jakob Lodwick offre donc quelques conseils: désigner un «metteur en scène» capable de diriger les acteurs et de corriger leurs positions; ne pas tout miser sur la technologie, une simple caméra numérique suffisant largement à l'exercice; enfin, limiter les prises et ne surtout pas avoir peur du ratage. «L'essentiel est de saisir avec spontanéité l'esprit de la boîte», conclut le jeune homme.

Au boulot, donc. Après Rumeur Publique, Le Grand Journal de Canal + (sur Le Sampa, de Richard Gotainer) et même le magazine Télé 7 Jours, Boss Parfums vient de réaliser le premier lipdub de marque, avec pour protagonistes des blogueurs passionnés de mode. Heaven en a produit deux, Orange bientôt trois. Pour autant, Sophie Noël ne le recommande pas à tous ses clients. «Parfois, le concept ne correspond tout simplement pas à l'identité d'une marque.» Vraiment? On rêve pourtant déjà de scénarios un peu plus rock'n'roll (pourquoi pas des ordinateurs pulvérisés, façon Jimi Hendrix avec sa guitare?), voire des acteurs plus insolites: les salariés de la RATP pourraient entonner La Complainte de l'heure de pointe, de Joe Dassin, la veille d'un appel à la grève («dans Paris à vélo, on dépasse les autos...»). Plus fun: les membres du gouvernement adressant un message à la nation sur l'air de You Can't Always Get What You Want, des Stones, ou hurlant The Job That Ate My Brain, des Ramones, juste avant d'entrer en Conseil des ministres. Hélas! Aux dernières nouvelles, ni la RATP ni l'Elysée n'envisageraient de se prêter au jeu.

 

Géraldine Catalano.

 

 

Commentaire de l’article

 
Le lipdub, terme anglo-saxon, se traduit littéralement par « doublé sur les lèvres », soit une chanson faite en play back. Cependant, cette animation de plus en plus à la mode en entreprise, n’est pas pour autant un karaoké.

Les acteurs se mettent en scène devant une caméra vidéo  et se déchaînent sur un tube populaire très rythmé, sans chanter.

 
A ses débuts, le lipdub n’était qu’une simple présence sur le net, en figurant notamment sur des sites comme « Myspace », « Daylimotion » ou « Youtube ». Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises à la recherche de communication et Teambuilding originaux, sont séduites par ce phénomène. Cette activité créative demande un travail collectif important en amont, où chaque membre de l’équipe peut exprimer sans crainte sa personnalité.

 
Le lipdub permet aux participants de vivre une expérience collective intense puisque chacun s’investit avec sa sensibilité et son imagination. Les lipdub sont souvent tournés dans les bureaux de l’entreprise qui l’organise, ou bien dans des lieux thématiques.

 Le travail collectif sur le script est déterminant, puis une fois que la séance est calée, le cameraman effectue un plan-séquence de toute la chanson en passant d’un acteur à l’autre suivant l’ordre établit. La prise se fait en une seule vue, et en principe il n’y a pas de montage.

 Chaque membre doit apprendre les paroles qui lui reviennent, afin de les mimer le moment venu, devant la caméra. Cette animation permet de façon ludique et interactive, de montrer que chaque salarié est important.

 Le lipdub est donc en entreprise un bon outil de création et de cohésion. En effet, la musique a l’avantage de fédérer tout le monde, et il y a peu de risques en jeu puisque personne ne chante, c’est du play back. Le lipdub est donc souvent mené lors de séminaires d’entreprise.

 C’est aussi un très bon exercice individuel et collectif, puisqu’il permet l’organisation d’un modèle de projet d’une équipe, et fait appel à une concentration et implication personnelle.

 Après le tournage, qui nécessite par ailleurs une gestion de coordination, de filmage, de sonorisation et éventuellement de déguisements, un DVD est offert à chaque participant. Ainsi, tout le personnel de l’entreprise peut garder une trace visuelle et un souvenir festif de cette animation.

 Les participants sont souvent très fiers de leurs performances, et aiment montrer le DVD à leur entourage, développant ainsi un esprit fédérateur. Enfin, beaucoup d’entreprises, fières des résultats rendus, décident de mettre sur internet leur clip, sur des sites tels que Myspace, Youtube ou Daylimotion… c’est d’ailleurs comme ça que le lipdub s’est fait connaître auprès des entreprises organisatrices de Teambuilding.

 

Expérience vécue


Je suis actuellement en stage chez Achak, agence de communication événementielle, et j’ai pu travailler sur un projet d’organisation de lipdub.

 
En mars, la Société Générale a contacté Achak.

Dans le cadre d’un séminaire international annuel qui se déroulera en juin 2008, la Société Générale souhaite organiser une demi-journée de Team Building pour les participants.

L’événement se déroulera au Château de Rochefort en Yvelines, où 65 personnes seront invitées, et la plupart d’entre eux seront des auditeurs et managers. Ils auront en moyenne 35-40 ans, et se répartiront à environ 40% de femmes et 60 % d’hommes.

 
Les contraintes imposées par la Société Générale à Achak étaient :

-         Que les activités doivent obligatoirement être réalisées en anglais

-         D’éviter les animations de team building sportif

-         De préconiser une activité calme, ludique mais pas trop statique

 

Suivant le brief et contraintes dont la Société Générale nous avait part, nous avons décidé de leur proposer pour cette après midi de Teambuilding, d’organiser le tournage d’un lipdub, à l’intérieur du château, loué pour l’occasion pour le séminaire.

 Notre client a été emballé par cette animation, et a donc décidé de la réaliser lors du séminaire.

Travaillant dans le secteur bancaire, la chanson retenue pour ce lipdud sera « Money, money, money » de Abba. En effet, c’est à la fois une chanson qui colle parfaitement à l’activité de la Société Générale, et en plus cette chanson est connue de tout le monde, facile à retenir, et les paroles ne sont pas compliquées…

 
L’opération doit avoir lieu le 5 juin 2008, Achak attend de voir avec impatience le DVD final…

 

 

 

Par Marie Rabadan - Publié dans : Articles de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 22:54

« À l'affût de lieux hors du commun »

 

« Stratégies » du 16/11/2006

 

Les professionnels de l'événementiel se livrent à une quête incessante de lieux nouveaux pour organiser leurs manifestations. Dès qu'un site ouvre, c'est la ruée. Mais les valeurs sûres résistent.

En septembre dernier, la nouvelle Mini Cooper et l'agence Ludéric Événement invitaient plusieurs centaines de VIP et quelques « people » pour présenter les nouveaux atours de la petite voiture branchée dans un lieu inattendu : le Showcase, à Paris. Ce site, inauguré pour l'occasion, ne fut pas étranger au succès médiatique de l'événement. Aménagé sous les voûtes du pont Alexandre III, au pied de la Seine, le Showcase a demandé au producteur Albert Cohen sept ans de lutte acharnée pour en décrocher la concession à la mairie de Paris. Depuis, ce site atypique ne désemplit pas... « Les lieux ne sont pas une finalité en soi, ils doivent être un moyen pour s'exprimer », souligne Olivier Maurey, président du groupe Ludéric.

De fait, la recherche incessante de lieux nouveaux reste une obsession chez les professionnels de l'événement. Pourtant, des sites de réception, il y en a beaucoup, mais apparemment jamais assez ! La tendance du moment est de s'orienter vers des lieux soit très « différenciants », tels le Showcase et l'hôtel Ice Cube, dans le XVIIIe arrondissement de Paris - où l'on boit un verre de vodka bien frappée puisque le bar bénéficie d'une température avoisinant les -30 °C -, ou, au contraire, vers des lieux très neutres pouvant aisément être métamorphosés. Ainsi, depuis février 2005, Lancôme présente sa collection de maquillages à La Terrasse 50, sur les Champs-Élysées, un lieu transformé tous les deux mois selon les thématiques déclinées par la marque. Tel jour, on découvre un « home sweet home » anglais, tel autre une serre, un chalet... Le but étant d'inventer un lieu chaque fois méconnaissable.

Quoi qu'il en soit, les professionnels s'accordent à dire que l'important est de trouver l'endroit qui correspond à la cible, au produit, aux contraintes logistiques et au budget. « Il faut qu'il y ait une facilité d'accès, que les gens perdent le minimum de temps dans les transports et que le lieu soit le plus près possible du message que l'on veut faire passer », conseille Stéphane Lecca, directeur associé du Public Système, en charge du pôle corporate. Une convention Arcelor se prêtera bien à l'univers acier du Grand Palais, tandis que des produits high-tech rechercheront
la modernité.
Sylvain Colas, responsable de la communication d'Elyo Île-de-France (filiale de Suez), qui doit gérer une quinzaine d'événements par an rassemblant de quinze à mille personnes, est lui aussi toujours à la recherche de nouveaux lieux. « Cette année, explique-t-il, pour notre convention interne, je vais privatiser la Cité des sciences et de l'industrie. Pour les séminaires de cadres dirigeants, je cherche toujours des choses exceptionnelles, type 4 étoiles, voire 4 étoiles luxe. Et pour notre comité de direction, qui se tient tous les mois, je recours aux groupes Sodexho Prestige et Lucien Barrière. »

En effet, garants d'une prestation pratique et de qualité, les hôtels haut de gamme des groupes Accor, Hilton, Lucien Barrière, Pershing Hall, etc., sont particulièrement courus. Confortables, silencieux, ils offrent des salles de réunions à l'équipement dernier cri et toute une palette de services. Rien n'est laissé au hasard grâce à un personnel parfaitement rôdé à ce type de prestation. Avec, toutefois, la dose d'originalité en moins. Idem chez Disneyland Resort Paris, qui offre tout en un au même endroit : accessibilité, grandes salles de réunion, hôtellerie, restauration, soirées événementielles...

Pour résoudre cette épineuse question du « lieu » parfait, certains ont trouvé une solution. Exemple, le groupe Ludéric, qui vient de reprendre l'hôtel Rothschild, autrefois Centre national de la photographie, avenue de Friedland, à Paris. Des travaux vont être menés et le bâtiment sera ouvert à la location. « Il sera à la fois ultra-prestigieux et ultra-fonctionnel », annonce Olivier Maurey, président de Ludéric. À cent mètres de la place de l'Étoile, avec un jardin d'un hectare et 3 000 m² de salons, il ne manque pas d'atouts et devrait séduire de nombreux professionnels de l'événementiel.

D'autres préfèrent créer un lieu éphémère. Ainsi, l'an dernier, Le Public Système a, pour Alcatel et pendant le salon du GSM, à Cannes, loué pour une semaine un hôtel particulier privé que l'agence a rhabillé, aménagé et repeint aux couleurs de la marque. Une opération rééditée cette année à Barcelone, lors de l'édition espagnole. De même, pour le lancement de l'Imode Bouygues Telecom en 2002, l'agence a dressé une tente géante sur la pelouse de la Cité universitaire de Paris, boulevard Jourdan. Durant quelques jours, l'opérateur téléphonique a pu accueillir VIP, grand public et salariés du groupe. Le principe : refaire un lieu à l'image de l'entreprise, qui va vivre pendant plusieurs jours. Pour mieux dénicher lieux et tendances, Le Public Système s'appuie sur un département dédié : le Buzz. « Nous répondons au cas par cas aux recherches que l'on nous demande. Si nous ne trouvons pas, nous créons des lieux », indique Alexia Plenier, sa responsable.

Paris n'est pas la seule ville où organiser un événement qui sorte de l'ordinaire. Les lieux originaux ne manquent pas en région. L'agence Ludéric a déniché des propriétés privées pour y monter des centres d'essais automobiles, et a organisé une convention de forces de vente à l'aéroport de Saint-Étienne. Elle a même investi, il y a quelques années, à Bordeaux, une ancienne base de sous-marins allemands pour le lancement de barres chocolatées ! Mais s'agissant de lieux situés en province, il faut garder à l'esprit l'accessibilité. Du coup, les destinations les plus prisées sont souvent Lyon, Bordeaux ou Deauville, sans oublier la très chic Côte d'Azur. Cannes est ainsi un haut lieu du tourisme d'affaires. La ville, où l'activité festivalière est intense, constitue un pôle important pour le groupe Lucien Barrière. Il y possède deux hôtels : le Majestic, sur la Croisette, et le Gray d'Albion, à proximité. Pour le premier, le tourisme d'affaires représente 40 % du chiffre d'affaires global, tandis que le taux pour le second est de 32 %. Pour fidéliser sa clientèle, une série de mesures a été mise en place : installation de « business centers », packages sur mesure, opérations de relations publiques, etc.

La concurrence étant de plus en plus vive dans l'offre de sites événementiels, les opérateurs doivent sans cesse améliorer leurs produits en termes d'équipement, bien sûr, mais aussi d'originalité.

S.M.



Commentaire de cet article de presse

 

Cet article nous prouve que dans l’organisation d’événements, le lieu choisit est parfois bien plus important que le contenu de l’événement en lui-même.

Grâce à mes différents stages en communication, que se soit chez Havas, ou chez Achak, l’agence de communication dans laquelle je fais mon stage actuellement, j’ai pu assister à différents événements. Que ca soit en tant qu’invité ou du côté organisation, j’ai pu assister à des événements dans des lieux particuliers et originaux.

Ainsi, je souhaite par la suite dresser une petite liste des types de lieux qui m’ont semblé les plus impactant, se prêtant le plus à l’événementiel, et permettant aux entreprises de profiter d’espaces mythiques et originaux. Je pense que ces endroits font partis des dernières tendances en matière d’organisation d’événements, car j’ai pu constater que les annonceurs et agences d’événementiel avait très souvent recours à eux.

 

  1. Les lieux culturels

 Selon moi, les lieux culturels et l’événement forment un duo gagnant. Il est vrai que Paris, en particulier, est doté d’une multitude de salle de spectacles, de concerts, d’hôtels design, de parcs d’expositions, ou encore de théâtres et casinos…

J’ai pu constater qu’à Paris, face à une offre exorbitante, qui entraîne une difficulté de remplissage des salles, de plus en plus de petites structures, tel que les théâtres par exemple, s’ouvrent à l’organisation d’événements privés. Certains d’entre eux proposent des décors feutrés et prestigieux, permettant aux entreprises d’organiser des événements inoubliables. Leurs halls, foyers, bars peuvent être transformés en lieux de réception, personnalisés aux couleurs de l’entreprise. En effet, si le décor d’un lieu est important, la pièce et la notoriété de l’entreprise le sont aussi, car un lieu à succès représente aujourd’hui, dans ce secteur, un réel outil de communication à forte valeur ajoutée.

De plus, les salles de concerts privées sont aussi généralement très ouvertes aux entreprises.

 

A Paris, les lieux culturels que j’ai le plus souvent vus, ou entendus, privatisés sont :

- La Comédie Française

- Le théâtre Marigny

- Le Casino de Paris

- L’Elysée Montmartre

- Les espaces dans les cinémas parisiens, dont le MK2 en particulier.

 

  1. Les musées

 Jusque là, les musées privés étaient les seuls à pouvoir accueillir les entreprises pour leurs opérations privées, mais dorénavant, les relations entre musées nationaux et les entreprises ont été clarifiées, et les événements privés se multiplient.

Longtemps réticents aux interventions du privé, sans doute par peur de perdre de leur indépendance et de leur éthique, les musées nationaux tirent de plus en plus parti du mécénat et des opérations privées, même ponctuelles. Souvent, au-delà du simple mécénat, les musées regorgent d’espaces incomparables pour organiser des soirées, notamment de par leur grandeur surdimensionnée.

 

A Paris, les musées que j’ai le plus souvent vus, ou entendus, privatisés sont :

- le musée du Louvre

- le palais de Tokyo

- le centre Georges-Pompidou

- le musée d’Orsay

- le musée des Arts Décoratifs

- le Grand Palais…

 

  1. Les espaces design

 Les espaces événementiels ou culturels, les hôtels, bars-lounges… sont devenus des lieux privatisables, souvent pour des soirées, et appréciés pour leur esprit contemporain, leur symbole avant-gardiste et leur technicité.

Ces espaces design permettent de véhiculer une image de modernité, de technologie de pointe et de « branchitude ». Ces sites reprennent des codes esthétiques et d’architecture qui sont synonymes d’innovation,. Mais toute la difficulté est de ne pas tomber dans le design trop poussé qui parfois rend le lieu froid, et pas convivial.

Ces lieux sont souvent choisit pour organiser des événements comme l’ouverture d’une boutique, ou l’anniversaire de l’entreprise, l’annonce d’un nouveau logo…

 

J’ai compris que ces lieux étaient souvent très appréciés des entreprises, car de par la neutralité de leur décor, celles-ci pouvaient  s’approprier un maximum de liberté dans la scénographie, l’univers souhaité à recréer.

 

A Paris, l’espaces design que j’ai le plus souvent vu, ou entendu, privatisé est :

- l’Atelier Renault

 

  1. Les lieux de jeux

 Même si la loi reste stricte, l’organisation d’événements dans des casinos de jeux, des hippodromes… est de plus en plus tendance, et apporte souvent une vraie valeur ajoutée à l’entreprise. En effet, l’esprit de défi qui est présent dans les endroits où l’on joue, rend l’événement plus attrayant et excitant !

 

La législation française reste intransigeante en termes de jeux d’argent, puisqu’à ce jour il est impossible pour quelconque entreprise, grande ou petite, de réserver des espaces dans un Casino, de privatiser un Cercle de jeu ou de boucler des guichets dans un hippodrome.

Néanmoins, la plupart des casinos disposent de salons, restaurants, terrasses privatisables, pour l’organisation d’événements professionnels.

 

Ainsi, la présence toute proche de jeu apporte une très forte valeur ajoutée, puisque les invités peuvent alterner les plaisirs de la fête, avec ceux du jeu.

 

 

Les lieux de jeux à Paris, qui ont souvent l’habitude d’être privatisés sont :

- Le Cercle de jeu Haussmann

- L’hippodrome de Vincennes

- L’hippodrome d’Auteuil


 

  1. Les sites naturels

La nature et ses décors de rêve sont de plus prisés par les entreprises pour l’organisation d’événements aérés.

 

Il est vrai que l’engouement pour ces lieux reste saisonnier. La fin du printemps et l’été souvent les périodes propices pour les agences d’événementiel. A cette période, les entreprises ont souvent envie de grand air, et ont un besoin d’authenticité et de nature.

 

De mai à septembre, une multitude de soirées professionnelles s’organisent à l’extérieure.

Les plages privées, les hauteurs des sommets à la montagne, les parcs des réserves naturelles, font partis des endroits les plus majestueux pour les entreprises qui ont des moyens financiers importants à investir dans leurs événements.

Les entreprises à budgets plus restreints se contentent tout de même des parcs et jardins de leurs villes.

 

Les sites naturels souvent retenus à Paris pour ce genre d’événements sont :

- le parc de Bagatelle

- les Serres d’Auteuil

- le parc André Citroën

- le parc Floral

- le jardin d’Acclimatation

  

 

  1. Les lieux XXL

Les parcs d’expositions, les parcs à thèmes, ainsi que les sites sportifs et culturels offrent des espaces de grandes tailles disposant d’espaces de réception pouvant recevoir de grandes manifestations.

 

Souvent privilégié par les entreprises pour leurs conventions mondiales, leurs séminaires nationaux, ou de gigantesques diners clients, ces lieux permettent de réunir un grand nombre de personnes.

 

Là encore, ces lieux XXL sont souvent sélectionnés pour leur originalité et leur démesure. Bien souvent, ils apportent en plus de ca des espaces thématiques, permettant aux entreprises de le personnaliser à leurs couleurs, et de les moduler en fonctions de leurs besoins pour laisser libre cours à la créativité des agences d’événementiels, en charge de l’organisation.

 

Les lieux souvent choisis à Paris dans le cadre de ce genre de manifestations sont :

- le Pavillon d’Armenonville

- la Cité de la Musique

- la Grande Halle de la Villette

- le Stade de France

- le musée e l’Air et de l’Espace

- la Cour Carrée du Louvre…

 

 

 

 

Par Marie Rabadan - Publié dans : Articles de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 21:02

« L’événement partout, mais pas pour tout »,

 

« Meet In », mensuel professionnel, avril 2008

 

            « En une trentaine d’années, l’événement s’est taillé une solide réputation d’outil de communication chez les annonceurs. D’abord tactique et centré sur les lieux publics internes, il s’est également imposé comme un outil stratégique aux cibles multiples. Entré dans les stratégies de communication par la petite porte, il devient incontournable.

 

Dans son dernier baromètre sur le vaste champ de la communication d’entreprise, présenté à la fin 2007, l’UDA (Union des Annonceurs) confirme la tendance à l’expansion du secteur observé depuis le début du siècle : « La consolidation stratégique de la communication corporate de puis le début des années 2000 se traduit par la progression de l’ensemble des types de communication qui la composent, atteignant pour la plupart leur score record le plus fort depuis vingt ans, analyse le rapport. L’interne et les relations publiques se généralisent dans plus de 9 entreprises sur 10 ». Si les médias, les salariés et le B to B restent les cibles privilégiées de la communication corporate, on la voit se tourner aujourd’hui vers des publics plus stratégiques : le grand public, les collectivités territoriales, le monde associatif… Et l’UDA de souligner : « on assiste à une envolée des prestataires événementiels et RP qui atteignent tous les deux leurs plus fort niveau depuis 20 ans ». Si pendant longtemps, le challenge de l’événement était de se faire admettre comme outil de communication à part entière, les indicateurs ont non seulement confirmé son accession au rang convoité, mais ils semblent également souligner son statut d’incontournable. Efficace et mesurable en termes de retour sur investissement, il est présent dans tous les discours de communicants et d’agences de communication. Passées les 700 agences déclarant réaliser plus de la moitié de leur CA en événementiel en 2007, plus un secteur de la communication n’omet de revendiquer une expertise événementielle. Car, au-delà des vertus classiques couramment reconnues à l’événement en fonction de son format (lancement de produit, séminaires, conventions…), les professionnels ont découverts tout un panel de vertus corollaires. « Côté entreprises, les attentes sont fortes vis-à-vis de l’interne, des réseaux, des actionnaires pour établir une relation permanente et en temps réel, explique Bruno Chatelier, président de DDB Live. Coté marque, le besoin est de plus en plus vital d’aller à la rencontre de ses publics. Dans ces deux cas, l’’événement, ou plutôt la communication live, se pose comme l’outil central, parce que générateur de proximité d’expérience partagée ». Des propos confirmés par de nombreux professionnels du secteur et qui se traduisent de plus en plus fréquemment dans les dispositifs de communication des marques.

 

On rappellera ainsi que pour lancer sur ces deux marchés les plus stratégiques (l’Italie et la France), la nouvelle Fiat 500, produit de la dernière chance chance pour le constructeur automobile, la marque a préférée organiser un événement dine d’une cérémonie d’ouverture de JO et un programme événementiel en France, en complément d’un dispositif Web. De la même manière, n’oublions pas que le lancement du TGV Est en juin 2007 s’est une fois encore principalement appuyé sur un programme événementiel chargé (le transporteur avait déjà procédé de la sorte pour inaugurer le TGV Méditerranée) ; que pour promouvoir leurs enseignes respectives auprès des jeunes en quête d’emploi, la BNP Paribas ou encore l’Artisanat ont choisi de privilégier le contact physique avec leur cible. La banque, par le biais de speed dating de l’emploi dans ses agences, appuyé par une campagne de publicité RH, la fédération des métiers de l’artisanat à travers une tournée nationales dans les établissements scolaires ; que c’est également par l’événement que Microsoft s’est attaché à lancer Windows Vista… Les exemples sont légions.

« Plus qu’une technique, l’événementiel est devenu une posture de communication, répète Frédéric Bedin, directrice associée du Public Système. Dès lors, nombreux sont ceux qui peuvent en théorie, événementialiser la communication. Mais la démarche reste intellectuellement différente de celle d’une campagne classique. Et quoi qu’on en dise, les agences de publicité ou de marketing services ne sont pas équipées pour ça ».

 

Que les agences d’événements revendiquent leur aptitude à gérer une problématique de communication globale n’est pas nouveau. La grande nouveauté  est que les annonceurs sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à confirmer les propos avancés par les agences. En 2007, l’AAC Evénement s’est adressé à la société d’études Opinion Way pour réaliser une enquête auprès de 28 annonceurs du CAC 40, gros consommateurs de communication en général, événementielle en particulier. Intitulée « De l’événement à la communication événementialisée », elle confirme, bien sûr, que l’événement est devenu un outil au service d’objectifs stratégiques, qu’il est intégré à a politique globale de communication, que les agences sont de plus en plus sollicitées sur des questions de fond et de forme (émergence de la dimension conseil)… mais aussi la place de « complément cohérent à d’autres actions de communication », et non pas d’alternative à d’autres outils. Elle révèle enfin que  faire de l’événement n’est pas (toujours) une fin en soi : « Je fais la différence entre communication événementielle et événement, explique un des responsables à l’étude AACC. Exposer dans un salon est un événement, mais l’événement n’est alors pas événementialisé. Il l’est quand nous réunissons 12 000 personnes au Stade de France, portées par une mise en scène spécifique, et que nous exploitons l’événement pour lui donner un rayonnement médiatique important ».

 

« In fine, l’événement n’est pas préféré à d’autres actions de communication, mais participe à la recherche du meilleur mix et s’inscrit avec cohérence dans la logique de la stratégie globale de communication de l’entreprise ou de l’institution, conclut Cyril de Froissard, président de  l’AACC Evénement. Nous sommes devenus des professionnels de la communication événementialisée un métier officiellement reconnu par les annonceurs comme porteur de vertus et d’expertises ».

Il ne reste donc plus aux annonceurs qu’à se comporter avec l’événement – outil reconnu et apprécié – et les agences qui l’organisent comme ils le font avec les autres outils du mix : avec moins de méfiance, en limitant par exemple les remises en compétition systématiques. Le plus souvent pour réattribuer le budget à l’agence sortante ; que de temps, d’argent et d’énergie perdus !

 

 

 

Commentaire de l’article

 

            Cet article démontre que l’événement a fortement évolué, et  est devenu pour les professionnels un générateur d’expérience.

 Cet article plante le décor du rôle de l’événementiel pour les annonceurs, et ceux qui les organise, soit les agences de communication et d’événementiel.

 

Les principales évolutions dans l’événementiel professionnel se voient à plusieurs niveaux. Hier, l’événement était pour les entreprises synonyme de moment hors norme, aujourd’hui, la logique est pour elles de moins étonner, mais davantage vivre en intimité avec un public. Celles-ci doivent apporter à leurs clients, publics… un plus enrichissant, car ces derniers acceptent de moins en moins que la marque parle d’elle. Le consommateur est devenu très exigeant, il est prêt à donner un bonus à une marque, seulement si elle lui apporte quelque chose.

Ainsi, l’événement répond à ces nouveaux besoins, car il a non seulement intégré les stratégies de communication globales des entreprises qui en ont recours, mais aussi l’expertise événementielle des agences est sollicitée pour les réflexions plus poussées.

 

Cependant, il existe une réelle différence entre la demande d’un annonceur qui souhaite organiser un  sponsoring, mécénat…

De plus, très souvent, ces actions sont relayées et partagée sur Internet, afin de faire perdurer l’événement dans le temps.

 

Enfin, cet article nous fait se poser la question de savoir si l’événement est concurrent ou complémentaire des autres médias.

Personnellement, je pense que dans un monde contraint à des budgets serrés, l’événement peut effectivement profiter d’un arbitrage et devenir une alternative.

Les entreprises qui préfèrent l’événement à un ou plusieurs autres médias, sont des entreprises qui acceptent événement précis, tel qu’un séminaire, une convention…, et un annonceur qui sollicite une agence de communication pour événementialiser sa communication.

 

Dans les deux cas, le but est que la communication adressée à la cible ait un vrai sens.

 

Les marques ne vivent pas toutes les mêmes cycles au même moment, donc il est difficile de généraliser l’utilisation de l’événement pour chaque entreprise. Mais bien souvent, les entreprises font appel à l’organisation d‘événements pour équilibrer leur stratégie, sortir des simples actions promotionnelles à rentabilité immédiates et mesurables, pour recréer des expériences de marque.

 

La communication événementielle occupe aujourd’hui, dans de nombreux cas, une place prépondérante. Elle permet à la marque de s’exprimer sur de nouveaux territoires, par exemple par le biais d’opérations dede travailler sur d’autres leviers et obtenir des résultats parfois différents que ceux prévus initialement.

Néanmoins, l’événement reste je pense, incomparable en termes d’apport d’expérience, de contenu, d’image et d’émotion.

Par Marie Rabadan - Publié dans : Articles de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 23:11

 

Mon projet professionnel pour Baija

Baija est l’entreprise où je réalise le projet professionnel de mon MS2

 

Baija est une petite entreprise qui fabrique et commercialise des produits de décoration d’intérieure et de cosmétiques en provenance de Syrie et de Jordanie.

 

L’entreprise possède son Showroom à Paris, au :


18 rue Yves Toudic
75010 PARIS
Métro République

 

 

 

Toutes les gammes Baija sont directement importées de Syrie ou de Jordanie, et se composent de produits issus de :

 

v     L'univers décoration :

-         Aménagement des Spas, Hammam et Institut de beauté

-         Une gamme complète de mobilier, idéale pour la décoration intérieure ou l'ameublement de boutique, de galerie d'art…

-         Une gamme en verre soufflé pour la table et le bain, les art de la table (assiettes, verres, carafes ...), vases, porte-savon, soliflore ...

-         Une gamme conçue via le travail de la pierre (en Syrie la pierre taillée est un rituel) : basalte, marbre gris, rouge, pierre d'Alep blanche, mosaïque

-         Une gamme en cuivre étamé, puis martelé, proposant des bols pour hammam, porte- savon, plat de présentation, mobilier de salle de bain…

 

 

v     L'Univers Bain

Entre Alep et la Mer Morte, Baija propose les bienfaits de la Nature au travers des gammes :

-         Pur Hammam

-         Esprit d’Alep

-         Route du Sel

-         Murmure de peau

 

Ces gammes recensent des produits tels que :

-         savons

-         gels douche

-         loufah

-         feuilles de savon

-         huiles de massage

-         gommages de peau…

 

v     Linge de bain

-         Serviettes et draps de bain

-         Peignoirs de bain

 

v     Accessoires de soin

 

v     Accessoires salle de bain

 

 

 

Mission menée pour Baija dans le cadre du projet professionnel

 

 

Dans le cadre de mes études à l’INSEEC, l’école nous demande en MS2 de réaliser un projet professionnel pour une entreprise de notre choix

 

En équipe de 5 étudiants, nous avons donc contacté Baija pour leur proposer nos services et trouver une mission à mener

 

Cette mission consiste à organiser pour l’entreprise la conception de leur stand sur le Salon Maison & Objet

 

Ce salon professionnel se tient à Paris deux fois par an, en janvier et septembre, rassemblant les acteurs dans ce secteur d’activités

 

L’évènement réunit un très grand nombre d’entreprises, et est très pourvu par celles-ci

 

Beaucoup souhaite obtenir un stand afin de se faire connaître et développer ses activités, mais les places sont limitées, et le nombre de demandes de stands ne cessent d’augmenter chaque année

 

A chaque salon, les entreprises candidates doivent être un peu plus innovantes, originales et persuasives auprès de l’Organisation Générale du Salon pour obtenir une place

 

Alors, dans le cadre du Salon Maison & Objet qui se tiendra à Paris en septembre 2008, Baija nous a chargé d’imaginer et réaliser toute la conception de leur stand afin d’obtenir cette année encore, leur place sur le Salon

 

C’est donc en travaillant en groupe, et en collaboration avec l’entreprise, que nous, étudiants de l’INSEEC, sommes missionnés pour concevoir le stand, et faire décrocher à Baija son stand sur le Salon

Par Marie Rabadan - Publié dans : INSEEC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 21:43

Voici le sommaire, l'introduction et la conclusion de mon rapport de stage chez Havas Sports, réalisé lors de mon stage de fin de licence, à l'EGC Marseille, en 2006

Si vous désirez lire l'intégralité de ce rapport, veuillez me contacter : marieraba@hotmail.com

 


SOMMAIRE 



INTRODUCTION

 

 

I / Un leader de la communication et de l’expertise média

 

 

A)   Présentation du Groupe Havas

 

  1. Historique
  2. Brève présentation de l’entité
  3. Les métiers Havas Group
  4. Le gouvernement d’entreprise
  5. Les chiffres clés

 

B)   Présentation d’Havas Sports

 

  1. Historique
  2. Structure de l’entreprise
  3. Politique de recrutement et de formation
  4. Havas Sports : marché, secteur d’activités et stratégie
  5. Aspect financier

 

C)   Sportys… la dernière filiale Havas Sports

 

  1. Fiche d’identité
  2. L’organisation Sportys
  3. Sportys, régie sportive du groupe Havas
  4. Les fonctions assurées par Sportys
  5. Notre environnement financier
  6. Produits & Contrats Sportys 2006

 

 

 

II / Etude de marché

 

 

Analyse de marché de la communication par le sport

 

 

A)   Rétrospective du marché

 

  1. Présentation
  2. Communication et croissance économique
  3. Le marché du Sport Business
  4. Les acteurs du sponsoring

 

B)   Notre marché : les Agences de communication par le sport

 

  1. Historique
  2. Les activités du marché
  3. Les concurrents évoluant sur notre marché
  4. Le rugby…… un sport en pleine ascension

 

 

 

III / Coupe du Monde de Rugby 2007

 

 

 

A)   Flash d’informations sur la Rugby World Cup

 

  1. Historique
  2. Structure d’organisation
  3. Bilans financiers des Coupe du Monde de Rugby

 

B)   L’intervention Sportys sur les Programmes de Relations Publiques

 

  1. Contexte
  2. L’Offre en détail
  3. Le Business Plan Sportys

  

C)   Mes missions au sein du Projet Coupe du Monde de Rugby 2007

 

1.      Mes missions avec « deadline »

2.      Une journée type chez Sportys

3.      Mon vécu

 

 

 

CONCLUSION

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

Ce stage, qui fait partie intégrante de ma formation de troisième année à l' Ecole de Gestion et de Commerce Marseille-Provence, a été effectué au sein de la société Sportys, filiale d’Havas Sports, qui est située à Suresnes. J’ai prolongé cette formation à une période de six mois s'étendant du 20 février au 28 juillet 2006, alors que la période de fin de stage initiale était fixée début juin 2006.

Sportys est une agence régie spécialisée dans le marketing sportif, et cette dernière fait partie du groupe de communication Havas, ce qui lui permet une représentation étendue dans le monde.

Lors de cette formation, j'ai été affecté au sein de la Cellule Projet Coupe du Monde de Rugby 2007 que sera détaillé tout au long de ce rapport.

Ce stage a été choisi car il s'accorde parfaitement avec la suite de mes études et mon projet professionnel. En effet, je poursuis mes études l’année prochaine dans un Master en Communication et Publicité à l’INSEEC Paris, ainsi, cette formation a pu m'offrir un "avant-goût" du secteur de la communication en Agence, et par la même occasion d’approcher plusieurs des services cohabitant au sein d’une Agence de communication.

D’autre part, Sportys, via son appartenance au groupe Havas, bénéficie d’une renommée internationale, ce qui a fortement contribué à mon choix final : cette dimension est en effet tout à fait en concordance avec la filière d'étude que j’ai choisi l’an prochain.

 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSION

 

 

Ce stage a suscité un intérêt certain qui se développe en plusieurs points. Tout d’abord, il m’a permis de me familiariser avec le secteur de la communication par le sport. Ainsi, j’ai eu l’occasion d’observer de l’intérieur le fonctionnement d’une grande agence de communication et j’ai pu déceler la complexité et l’exigence qui sont liées à ce secteur d’activité. En effet, c’est un secteur qui demande beaucoup de rigueur, de travail et de précision où il règne un stress quasi permanent de par la concurrence et l’exigence des clients. Outre la connaissance de ce milieu, grâce à ce stage, j’ai pu acquérir, mettre en pratique et améliorer certaines compétences,  notamment informatiques, grâce à l’usage régulier de certains logiciels tels que Word, Excel et Power Point. Ce stage m’a permis non seulement d’améliorer mon intégration au sein d’une équipe mais également à prendre conscience de l’énorme importance qu’occupe la communication de nos jours, que ce soit en entreprise ou dans un cadre extraprofessionnelle. Cette expérience de presque six mois se révèle encore plus profitable pour moi dans la mesure où la communication correspond à mon souhait d’insertion professionnelle dans le futur.

 

Puis, ce passage chez Sportys m’a aussi beaucoup appris sur le plan humain, car dans une Agence de communication comme Sportys, ou Havas Sports, les individus sont sans cesse en interactivité, créant ainsi une synergie entre les employés et stagiaires.

 

Enfin, ce stage m’a permis de certifier mon choix dans la suite de mes études, puisque en octobre je débute un Master en deux ans à Paris avec comme spécialité la Communication et la Publicité. Aujourd’hui je pense pouvoir affirmer que mon poste idéal future serait en Agence de communication plutôt que chez l’annonceur, en tant que chef de publicité, afin d’animer une équipe en vue de l’élaboration d’une campagne de communication conforme aux attentes de l’annonceur, participer à la formulation de la stratégie, à la recherche créative et assurer le suivi de l’opération en faisant le lien entre mon équipe et l’annonceur

Par Marie Rabadan - Publié dans : Ecole de Gestion et Commerce Marseille 2004-2006
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Pages

Profil

  • Marie Rabadan
  • marierabadan
  • Femme
  • 02/01/1986
  • Mon blog retraçe mon profil universitaire et professionnel

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus